Variations musicales autour de Méduse

Nous vous convions à une expérience musicale et sonore très particulière, à l’occasion de l’exposition « Les topographies de Méduse« , en compagnie de Delphine Capron et d’Anne Pellegrini.

De même qu’Olivia Rosa-Blondel s’est plongée depuis longtemps dans la mythologie antique et ses avatars artistiques, de même Delphine Capron explore les mythes pour écrire et interpréter, de sa voix cristalline et accompagnée de sa guitare, des chansons oniriques, mélancoliques, contemplatives. Delphine jouera quelques extraits de son premier album, The lighthouse tree/L’arbre phare, où seront invitées la Gorgone, la Pythie et Pénélope.

En parallèle, Anne Pellegrini, muse de la librairie, s’essaie à raconter l’histoire de Méduse en empruntant au cinéma, à la chanson, aux bruits de la nature, dans un mashup envoûtant.

Des nappes de violoncelle enregistrées par l’artiste Olivia Rosa-Blondel, musicienne autant que plasticienne, baigneront la soirée également.

Rejoignez-nous pour une soirée unique, samedi 27 octobre à 20h, chez De natura rerum, 50 rue du Refuge à Arles.
Merci de confirmer votre présence par mail à contact@denaturarerum.fr ou sur l’événement Facebook.

Les topographies de Méduse

Exposition des œuvres d’Olivia Rosa-Blondel
du dimanche 7 octobre au samedi 24 novembre
Galerie De natura rerum, Arles

« L’algue fraîche, encor vive, à la moelle spongieuse,
Durcit à son contact, et la Méduse infuse
Aux rameaux, au feuillage une neuve roideur.
Les nymphes de la mer, essayant le prodige
Sur de nouveaux rameaux, charmées d’y réussir,
Les rejettent dans l’eau comme autant de semence. »

Ovide, Métamorphoses, IV

Soit Méduse, perpétuelle métamorphe, masque de terreur, oscillant, depuis certains gorgonéions antiques jusqu’aux gravures domestiquées sous Napoléon, entre figure grotesque et image canonique, incarnée parfois dans toutes ses dimensions d’effroi. Etre hybride aussi, où se confondent souvent les sexes. Le monstre est déjà là, l’animal n’est pas loin… Rarement, me semble-t-il, une figure mythologique aura présenté de tels écarts d’apparence, au gré d’époques et de lieux les plus éloignés. Mais elle reste Méduse. Un miroir fascinant. Un regard létal.

Et ce sont justement ces migrations qui me retiennent, cette croisée des chemins où l’enquête se rejoue, cette approche de l’autre qui vous traverse, jusqu’à parfois vous transformer, jusqu’à vous renommer. Car le monstre se déplace et il n’est pas toujours celui auquel on pense, ni là où on l’attendait.

Je trouve dans le collage cette incroyable liberté du déplacement, où les liens entre les images tissés par la peinture apportent une autre lecture, tantôt transparente, tantôt ambigüe, mais qui résulte toujours d’un appétit de l’imagier-topographe : selon où s’inscrivent les corps, les voix résonnent autrement.

Je suis donc partie des images qu’en ont données les sculpteurs, les graveurs et les peintres, car les semences, toujours, portent d’autres rameaux.

Olivia Rosa-Blondel

Olivia Rosa-Blondel

Les travaux d’Olivia Rosa Blondel, artiste hétéropraxe, se lovent sous l’égide d’Ovide : « Je veux dire l’histoire et les métamorphoses des formes et des corps » (Métamorphoses, I, 1-2).

Olivia Rosa-Blondel

Dès ses études d’arts plastiques à l’université de Rennes II, la pratique du collage est déjà très présente, doublée d’un questionnement sur le portrait et l’image en général, où s’articule en permanence la figure et son lieu d’inscription. Elle s’engage alors dans un groupe d’étudiants plasticiens-auteurs-musiciens, autour notamment de L.L. de Mars, Laurent Pinon et Julien Demarc (voir Le Terrier) avec lesquels elle collabore à divers projets en Bretagne (lectures, expos, concerts). Elle participe au comité de rédaction de la revue littéraire La Parole Vaine et écrit des articles ainsi que des récits (Ricardo Bofill : Sparte en passant, Eigentlich,…).

Son intérêt pour l’architecture et l’esthétique antique l’amène à pratiquer le dessin d’archéologie en Jordanie (Khirbet es-Samra) dans l’équipe de Justine Gaborit, Jean-Baptiste Humbert et Alain Desreumaux. Fortement marquée par ces voyages, elle arpente aussi l’Italie (Venise, Bologne, Crotone, Rome, Pompéi, Paestum, Herculanum) dont elle rapporte une multitude d’images venant augmenter cette mémoire vive constituée de documents iconographiques les plus divers, base de son travail de peintre-collagiste.

Elle s’investit, en outre, dans la musique, commence le violoncelle et s’engage dans des formations musicales diverses, tant en musique contemporaine qu’en musique traditionnelle, en particulier du sud de l’Italie (Tarentella).

Exposition « Les topographies de Méduse« ,
du dimanche 7 octobre au dimanche 25 novembre 2018.
Vernissage samedi 6 octobre à 18h.

Pour en savoir plus.

Expositions personnelles

2005 – Excepté, peut-être, une constellation, paysages d’après Mallarmé. Galerie des Ateliers d’artistes de Belleville. Paris.

2004 – Acqua Alta, peintures-collages. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville. Paris.

2003 – Les territoires Perdus, peintures-collages. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville. Paris

2002 – Prospectives, peintures-collages. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville. Paris

1999 – Les chantiers de Dédale, collages grattés. Artothèque de Rennes (Site Expérimental des Pratiques Artistiques).

1996- Otages, collages grattées. Galerie Art et Essais, UHB Rennes II. Repentirs, collages grattés. Espace CROUS, Rennes.

1995 – Dédicaces, Maison du Champ de Mars, Rennes.

1994 – Etats du Lieu, galerie Art et Essai, UHB Rennes II.

Expositions collectives

2006 – Expédition, encres sur papier, en collaboration avec Olivier Gallon, vidéaste et directeur de la revue littéraire La Barque. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville, rue de la Mare, Paris 20ème.

2004 – A Ciel Ouvert, Cloître de la faculté de Sciences Eco. Rennes I.

2002- 2001- 2000 – Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes de Belleville.

2000 – Ici-Même (avec L.L de Mars et Laurent Pinon), Site Expérimental des Pratiques Artistiques, Rennes.

1998 – Les Insulaires, Port-Joinville (île d’Yeu).

1998 – Open Ateliers, inauguration du SEPA. Rennes.

1997 – 3/3 (avec L.L de Mars et Laurent Pinon), Galerie du Zoo Bizarre, Bordeaux.

Bienvenue au pays des Lotophages #étéindiens

Pour clôturer en beauté le millésime 2018 des Rencontres de la photographie d’Arles et du festival Voies off auquel nous avons participé pour la première fois, nous prenons part avec un groupe de galeries et d’acteurs de la vie culturelle arlésienne, à un dernier week-end intense : l’été indien(s). Ca se passe du jeudi 21 jusqu’au dimanche 23 septembre; la galerie sera ouverte à ses horaires d’été (11h-19h), sauf le samedi à l’occasion de l’apéro antique, à partir de 17h et jusqu’à ce que le dernier amateur de cervoise nous quitte…

[Pour en savoir plus : eteindiens.com].

Ce sera la dernière occasion de venir voir l’exposition Fragments, d’Arnaud du Boistesselin dans nos murs.

Pour l’occasion, une ambiance poétique et musicale accompagnera vos pas, sur les traces des Lotophages, pendant tout le week-end, et un apéro antique sera servi le samedi 22 septembre à partir de 17h, avec une cervoise pression.

Cette Cervisia arelatensis est le fruit d’une collaboration entre De natura rerum et la Brasserie artisanale arlésienne. Il s’agit d’une bière sans houblon, fabriquée avec un gruit composé d’herbes aromatiques de Provence (thym, romarin, lavande), d’épices et de miel.

Arnaud du Boistesselin

Portraits, architectures, intérieurs, Méditerranée, monde musulman, Egypte pharaonique, mosquées, églises, lieux déserts, paysages, sociétés… Tels sont les têtes de chapitre de la photographie déployée par Arnaud du Boistesselin, en France, en Egypte et ailleurs.

Partisan de la photographie documentaire, il a multiplié les liens avec le monde académique, publiant en particulier sur les architectures modernes des villes méditerranéennes. Il a vécu douze années extraordinaires au Caire (2001-2013), trouvant le temps parmi de multiples expositions et publications, de superviser la complexe rénovation du Musée d’Art islamique avec le studio Adrien Gardère et le Musée du Louvre.

Aujourd’hui à Marseille, dans son atelier/galerie près de la Belle de Mai, l’énigmatique Hypothèse du lieu, il continue inlassablement de photographier.

Il présente une exposition, Fragments, pendant l’été 2018, à la galerie De natura rerum, inscrite dans le festival Voies off d’Arles.

Contact

Arnaud du Boistesselin
arnopier@gmail.com – 06 09 76 53 19
http://cargocollective.com/arnopier
L’hypothèse du lieu
12 rue Fortuné Jourdan – 13003 Marseille

Agences

Kharbine-Tapabor
15, rue Keller
75011 Paris
+33 1 48 05 80 41
La Collection
60, rue Condorcet
75009 Paris
+33 1 42 85 01 65

Expositions (sélection)

L’épopée du Canal de Suez – Institut du monde arabe – Paris – 2018
Les portefaix du Caire – L’Hypothèse du lieu – Marseille – 2017
Les portefaix du Caire – Photo Doc – Halle des Blancs Manteaux – Paris – 2017
Portraits de femmes dans les rues du Caire – L’Hypothèse du lieu – Marseille – 2017
Les tentes de la place Tahrir 2011-2013 – L’hypothèse du lieu – Marseille – 2017
Rideaux de femmes – Le printemps arabe sous le regard des femmes philosophes – Ecole normale supérieure – Paris – 2013
Le CaireMonAmour – Le Caire – 2011-2013
Le Caire 2003 : Portraits – Institut du monde arabe – Paris – 2011
Entrées ! Halls et escaliers tunisois – Galerie Colbert/INHA – Paris – 2011
Patrimoine d’habitats, Centre Français de Culture et de Coopération du Caire – 2006
Éléments d’architecture sacrée en Égypte – Galerie Zhigao – Pékin – 2005
Les jeunes créateurs égyptiens, portraits – Centre Français de Culture et de Coopération du Caire – 2004
Les pêcheurs du lac Timsah – place du village, Ismailia – 2003

Publications (sélection)

Alger. Ville et architecture. 1830-1960, In Visu – INHA/Editions Honoré Clair, 2016, 355 p.
L’art de l’icône, contribution, Citadelle et Mazenod, Paris, 2014
Le rideau des femmes, texte et photos, Revue des femmes philosophes, n°2-3, UNESCO, 2013, p. 164-198
Le Caire, portrait de ville, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris, 2012
Tunis, architectures 1860-1960, Editions Honoré Clair/Elyzad, Arles/Tunis, 2011, 251 p.
Suez, histoire et architecture, Institut français d’archéologie orientale /Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Le Caire/Paris, 2010, 335 p.
Ismaïlia, architectures XIXe-XXe siècles, Institut français d’archéologie orientale, Le Caire, 2009, 257 p.
Portraits de « l’immeuble Yacoubian », Centre Français de Culture et de Coopération, Le Caire, 2007
Port-Saïd, architectures XIXe-XXe siècles, Institut français d’archéologie orientale / Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Le Caire/Paris, 2006, 335 p.

Conférences (sélection)

« Photographie du réel, témoigner ou mettre en scène ? » – Echosciences PACA – Marseille – février 2018
« Je n’ai pas vu ce que vous m’avez montré » – Conférence – What’s UP Photo Doc. – Paris – avril 2017
« Une image vaut mille mots » – Colloque international Géographie composée – Le Mans – janvier 2015
« Portraits de femmes dans les rues du Centre-Ville du Caire » – Recherches actuelles sur le genre dans le monde arabo-musulman et en France – Sorbonne-Paris 3 – novembre 2014
« Les graffitis des illettrés » – Interventions en Licence Sociologie du monde arabe – Sorbonne nouvelle-Paris 3 – janvier 2014
« Le Rideau des femmes » – Printemps arabes, printemps durables ? – École normale supérieure – Paris – mai 2013
« L’immeuble Yacoubian. Comment cartographier les récits documentaires et fictionnels ? » – Clermont-Ferrand/Lecairemonamour – novembre 2012
Ateliers et enseignements
« Gestion de projets muséographiques au Moyen et Proche Orient » – Conférence et travaux pratiques – Master – Université d’Aix en Provence – 2015-2016
« Comment photographier le patrimoine ? » – Le Caire – octobre 2012 et Supreme Council of Antiquities Louxor – juin 2006

Fragments – Arnaud du Boistesselin

La galerie De natura rerum s’installe dans un lieu chargé d’histoire et l’humanité, par les pierres issues du rempart d’Auguste et les arches médiévales qui le rythment. En accord avec ce cadre, la galerie présentera des expositions de photographies, mais aussi de peintures, dessins, collages, sculptures qui déplacent le regard porté sur l’Antiquité et l’histoire, pour en montrer la foisonnante polysémie et les résonances inquiétantes, mystérieuses ou sensuelles.

Notre première exposition peut s’inscrire sous l’égide de Gaston Bachelard, dans La poétique de l’espace :

« Par l’éclat d’une image, le passé lointain résonne d’échos et l’on ne voit guère à quelle profondeur ces échos vont se répercuter et s’éteindre. »

Arnaud du Boistesselin a fait des voyages (et songe à repartir), a vécu dans un pays de sables et de pierres de l’autre côté de la Méditerranée. Son retour est paradoxalement un exil.

« Je pense que nous avons tous connu des instants où quelque chose s’est effondré au-dedans de nous, quelque chose avec quoi il faut bon gré, mal gré continuer à vivre… N’y a-t-il pas des décombres au fond de chacun de nous? »

Arnaud du Boistesselin, au travers de ses Fragments, se demande avec l’artiste Jiří Kolář si cet effondrement qu’est le nostos n’a pas le sens d’un nouveau départ.

L’exposition est intégrée dans le festival Voies Off 2018 parallèle aux Rencontres de la Photographie.

La galerie sera ouverte tout l’été de 11h à 19h.
50 rue du refuge, c’est à deux coudées de l’entrée principale des arènes.

Fragments, exposition photo d'Arnaud du Boistesselin à Arles, été 2018, galerie De natura rerum, 50 rue du refuge, Arles

La revue Caméra disponible à la galerie De natura rerum

Lancée en plein élan post-pictorialiste, en 1922, Camera disparut en décembre 1981, après avoir connu de glorieuses années, grâce à Allan Porter, son rédacteur en chef le plus moderne.

Relancée en 2012, Camera poursuit ce désir de connaissance et d’exigence qui fit la réputation de cette revue unique.

Si vaste est désormais le champ photographique qu’il paraît impossible de cerner l’ensemble des propositions. Reste l’idée, avancée avec joie, de montrer comment la photographie s’accorde avec la vie/l’envie des autres, ici et là-bas.

Pour la première fois, la galerie De Natura Rerum présente durant le festival Voies Off la collection complète de Camera – incluant tous les numéros épuisés – et une centaine de numéros mythiques de 1965 à 1975, en vente ainsi que la nouvelle série depuis 2012.

Bruno Bonnabry-Duval, rédacteur-en-chef, sera présent à la galerie pendant la semaine des Rencontres photographiques, du 2 au 7 juillet 2018. Pour le rencontrer, prenez contact avec nous.