Quadratura, la première bande dessinée de Jean-Claude Golvin

En avant-première à Arles, vendredi 23 novembre à partir de 16h, nous avons le grand plaisir de recevoir Jean-Claude Golvin, qu’on ne présente plus aux Arlésiens ou aux amateurs de l’Antiquité. 

[Attention, il est préférable de nous indiquer, ci-dessous, si vous souhaitez réserver un exemplaire]

Architecte, archéologue et ancien chercheur au CNRS, Jean-Claude Golvin est l’auteur de nombreux livres illustrés de ses aquarelles reconstitutives qui captivent le regard et favorisent l’imagination.

Quadratura, la première BD de Jean-Claude Golvin

Jean-Claude Golvin a concrétisé un rêve longtemps caressé, en concevant, avec la scénariste Chantal Alibert, une intrigue captivante se déroulant au IIIe siècle de notre ère à Rome et Narbo-Martius (Narbonne) la première capitale de la Gaule ! La bande dessinée vient de faire l’objet d’une campagne de souscription sur ulule, qui a été un franc succès.

Lorsqu’il était enfant, Jean-Claude rêvait de devenir dessinateur de bandes dessinées. Pendant des décennies, ses restitutions ont inspiré les plus grands dessinateurs travaillant sur l’Antiquité, Jacques Martin (Alix), De Gieter (Papyrus), Laurent Sieurac (Arelate) ou Philippe Delaby (Muréna). Ce dernier déclarait : « J’ouvre Voyage en Gaule romaine (un des nombreux ouvrages illustrés par Jean-Claude Golvin) et en avant ! ». En 2017, les aquarelles de Jean-Claude Golvin ont même servi à reconstituer les décors de l’Égypte antique pour le célèbre jeu Assassin’s Creed Origins.

Editée chez Passé simple, Quadratura sera présentée au public lors des Rencontres de Narbonne, le 13 novembre. Et dès le vendredi 23 novembre, Jean-Claude Golvin nous fait le plaisir de venir présenter et dédicacer sa bande dessinée, chez De natura rerum. Quelques planches originales et documents seront exposés à cette occasion. 

Pour diffuser l’information auprès de vos amis, vous pouvez indiquer sur l’événement Facebook dédié votre intérêt, et inviter vos proches.

Nous vous remercions de nous indiquer ci-dessous si vous voulez réserver un ou plusieurs exemplaires.

Nouveaux livres adoptés en octobre 2018

Quelques jalons de l’actualité de l’Antiquité dans l’édition française, avec cette table de nouveautés rassemblant Cléopâtre, 100 objets racontant l’histoire du monde, la Mésopotamie, la rhétorique, Romulus, l’empereur Commode, les femmes et le pouvoir, Hippocrate, les Celtes retrouvés…

Cléopâtre, un rêve de puissance (Tallandier)

Une nouvelle biographie de Cléopâtre, la reine qui a focalisé les fantasmes depuis des siècles. Elle fut en réalité, nous dit Maurice Sartre, « la reine grecque d’un royaume prestigieux, dernier vestige de l’empire d’Alexandre le Grand ». L’auteur écarte les mythes, brossant le portrait d’une souveraine lucide et volontaire, dans une époque tourmentée, en pleines guerres civiles romaines. On ne présente plus Maurice Sartre, professeur émérite à l’université de Tours, connaisseur sans pareil de l’Antiquité gréco-romaine, et les ouvrages nombreux présents dans notre librairie : Histoires grecques (Points Seuil), Le Haut-Empire romain (Points Seuil), Zénobie de Palmyre à Rome (Perrin), Palmyre Vérités et Légendes (Perrin), Culture, savoir et sociétés dans l’Antiquité, et Empires et cités dans la Méditerranée antique (Tallandier). 

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Une histoire du monde en 100 objets (Les Belles Lettres)

Ce très bel ouvrage, proposé par Neil MacGregor, historien de l’art qui a dirigé la National Gallery à Londres, puis le British Museum. Il a commencé par parler d’objets du British Museum sur la BBC, série qui est devenu un best-seller outre-Manche. Les cent objets sont autant d’occasion de découvrir une facette, une histoire, un usage. Une saisissante et vivante introduction à l’histoire de l’humanité, comme un kaléidoscope qui fait jouer toutes les civilisations.

La Mésopotamie, de Gilgamesh à Artaban (Belin)

Cet ouvrage a peut-être quelques mois d’existence, il n’en constitue pas moins une plongée étourdissante dans une grande civilisation dont les découvertes archéologiques de ces dernières années ont renouvelé l’appréhension. Une somme accessible et abondamment illustré, par Bertrand Lafont, Aline Tenu, Francis Joannès, Philippe Clancier. Assurément un cadeau magnifique pour Noël ! 

Manuel de rhétorique (Les Belles Lettres)

Un ouvrage de taille modeste, mais ambitieux par son objet : Pierre Chiron entend réhabiliter la rhétorique antique, et montrer qu’elle est particulièrement adaptée à notre présent pour « faire de l’élève un citoyen », en constituant une formation complète dont les principes sont corroborés par la neuro-pédagogie. De la fable à la défense d’un projet de loi, en passant par le récit, la chrie, la maxime, la contestation et la confirmation, le lieu, l’éloge et le blâme, le parallèle, l’éthopée, la description et la thèse, la rhétorique développe la pratique de la langue, l’expression des affects et la maîtrise de l’argumentation. Une saine lecture pour les enseignants mais pas seulement !

Le monde comme le voyaient les Grecs (Les Belles Lettres)

Danielle Jouanna, helléniste et historienne, nous propose un voyage dans les représentations, populaires, politiques et savantes, du monde et de la Terre par les Grecs anciens. Le monde était-il plat ? divisé en deux ou trois continents ? La terre est sphérique, dit déjà Aristote ! L’auteur donne la parole aux philosophes, aux géographes, aux voyageurs pour nous présenter de manière claire et pédagogique les représentations du monde dans l’Antiquité grecque.

Romulus, jumeau et roi. Réalités d’une légende (Les Belles Lettres)

Quelle idée les Romains ont-il eue de se donner comme fondateur un fratricide ? Relue à la lumière de parallèles avec d’autres mythologies (indo-européennes, scandinaves, arménienne, biblique…), la vie de Romulus apparaît comme l’application à la naissance de Rome d’une antique représentation de la mise en place de l’humanité telle que nous la connaissons, dans un cadre civilisé qui s’est bâti sur le rejet du chaos antérieur. Une belle synthèse par Dominique Bricquel, spécialiste du monde étrusque et de l’histoire très ancienne de Rome.

Hippocrate : Le serment (Les Belles Lettres)

Enfin, l’édition critique du Serment d’Hippocrate dans la Collection des Université de France, la fameuse CUF. Le texte est accompagné des serments chrétiens et de La loi. 

Les Femmes et le pouvoir, un manifeste (Perrin)

La grande historienne britannique, familière des ondes de la BBC, connue en France pour le succès de son histoire de la Rome antique intitulée SPQR (disponible à la librairie…), vient de publier un petit livre manifeste sur la misogynie politique, dont les racines sont très anciennes. Une seul exemple, Télémaque disant à Pénélope : 

« Mère, retourne dans tes appartements, reprends tes travaux, ta toile, ta quenouille […], discourir est l’affaire des hommes, de tous les hommes, mais surtout de moi qui détiens le pouvoir dans cette maison »

Commode, l’empereur gladiateur (Perrin)

Commode, le dernier empereur de la dynastie des Antonins, laisse un empire déchiré et affaibli. Jeune empereur, Commode cède à toutes les tentations, la plus célèbres d’entre elles étant de descendre dans l’arène avec les gladiateurs. Une biographie d’envergure, sur un personnage complexe et sulfureux, par Eric Teyssier, historien bien connu des Arlésiens amateurs d’Antiquité (Arles la romaine, Alcide, 2016), qui a également beaucoup travaillé sur les gladiateurs.

Le pays des Celtes. Mémoires de la Gaule (Seuil)

Conquise, la Gaule a perdu la parole. Rome a fait oublier la Gaule. Retraçant les réinventions successivbes dont les « Gaulois » ont fait l’objet depuis l’époque de César, Laurent Olivier remonte le fil du temps pour s’approcher au près d’un monde disparu, celui des Celtes. Laurent Olivier est archéologue et conservateur en chef des collections d’archéologie celtique et gauloise du musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

Entre parenthèses, Maurice Sartre et Pierre Chiron sont attendus au début de l’année 2019 à Arles…

Bières adoptées en octobre 2018

Notre collection de bières continue de s’enrichir au gré des rencontres et des coups de cœur.

Bellegard’Elfe est une micro-brasserie localisée à Bellegarde. Johanna fabrique en petites quantités trois bières maintenant, des bières originales et équilibrées, dans un univers marqué par la mythologie celtique. La Source divine est une blonde délicatement aromatisée au gingembre, légère en alcool (3,5°) ; Sonorités gauloises est une ambrée épicée, également brassée à l’eau de source, qui titre 5° ; la Bière du Puissant est une brune au pruneau plus forte (7,8°). Un monde original à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore.

Nous accueillons aussi deux bouteilles courtes de la nouvelle brasserie de Saint-Chamas, au bord de l’étang de Berre, qui joue de cette proximité en s’appelant « L’étang de bière » – même si la production n’est pas encore suffisante pour remplir l’étang. Leur première bière est une session ale que l’équipe a eu un peu de mal à mener à bien et a donc appelée Con de bière ! Nous avons aussi une pale ale à 5°, Ai capita !, la bière de toutes les victoires. Un univers décalé et des bières qui tiennent la route pour cette toute jeune brasserie.

Enfin le Brasseur varois, en nous réapprovisionnant en blonde houblonnée, nous a livré sa dernière création, la Rosée, parfumée à la framboise, mise en bouteille en isobare comme sa sœur, disponible en bouteilles de 33 et de 75 (celles-ci en bouchon de liège).

De nouvelles bières à découvrir, en attendant les prochaines !

Variations musicales autour de Méduse

Nous vous convions à une expérience musicale et sonore très particulière, à l’occasion de l’exposition « Les topographies de Méduse« , en compagnie de Delphine Capron et d’Anne Pellegrini.

De même qu’Olivia Rosa-Blondel s’est plongée depuis longtemps dans la mythologie antique et ses avatars artistiques, de même Delphine Capron explore les mythes pour écrire et interpréter, de sa voix cristalline et accompagnée de sa guitare, des chansons oniriques, mélancoliques, contemplatives. Delphine jouera quelques extraits de son premier album, The lighthouse tree/L’arbre phare, où seront invitées la Gorgone, la Pythie et Pénélope.

En parallèle, Anne Pellegrini, muse de la librairie, s’essaie à raconter l’histoire de Méduse en empruntant au cinéma, à la chanson, aux bruits de la nature, dans un mashup envoûtant.

Des nappes de violoncelle enregistrées par l’artiste Olivia Rosa-Blondel, musicienne autant que plasticienne, baigneront la soirée également.

Rejoignez-nous pour une soirée unique, samedi 27 octobre à 20h, chez De natura rerum, 50 rue du Refuge à Arles.
Merci de confirmer votre présence par mail à contact@denaturarerum.fr ou sur l’événement Facebook.

Les topographies de Méduse

Exposition des œuvres d’Olivia Rosa-Blondel
du dimanche 7 octobre au samedi 24 novembre
Galerie De natura rerum, Arles

« L’algue fraîche, encor vive, à la moelle spongieuse,
Durcit à son contact, et la Méduse infuse
Aux rameaux, au feuillage une neuve roideur.
Les nymphes de la mer, essayant le prodige
Sur de nouveaux rameaux, charmées d’y réussir,
Les rejettent dans l’eau comme autant de semence. »

Ovide, Métamorphoses, IV

Soit Méduse, perpétuelle métamorphe, masque de terreur, oscillant, depuis certains gorgonéions antiques jusqu’aux gravures domestiquées sous Napoléon, entre figure grotesque et image canonique, incarnée parfois dans toutes ses dimensions d’effroi. Etre hybride aussi, où se confondent souvent les sexes. Le monstre est déjà là, l’animal n’est pas loin… Rarement, me semble-t-il, une figure mythologique aura présenté de tels écarts d’apparence, au gré d’époques et de lieux les plus éloignés. Mais elle reste Méduse. Un miroir fascinant. Un regard létal.

Et ce sont justement ces migrations qui me retiennent, cette croisée des chemins où l’enquête se rejoue, cette approche de l’autre qui vous traverse, jusqu’à parfois vous transformer, jusqu’à vous renommer. Car le monstre se déplace et il n’est pas toujours celui auquel on pense, ni là où on l’attendait.

Je trouve dans le collage cette incroyable liberté du déplacement, où les liens entre les images tissés par la peinture apportent une autre lecture, tantôt transparente, tantôt ambigüe, mais qui résulte toujours d’un appétit de l’imagier-topographe : selon où s’inscrivent les corps, les voix résonnent autrement.

Je suis donc partie des images qu’en ont données les sculpteurs, les graveurs et les peintres, car les semences, toujours, portent d’autres rameaux.

Olivia Rosa-Blondel

Olivia Rosa-Blondel

Les travaux d’Olivia Rosa Blondel, artiste hétéropraxe, se lovent sous l’égide d’Ovide : « Je veux dire l’histoire et les métamorphoses des formes et des corps » (Métamorphoses, I, 1-2).

Olivia Rosa-Blondel

Dès ses études d’arts plastiques à l’université de Rennes II, la pratique du collage est déjà très présente, doublée d’un questionnement sur le portrait et l’image en général, où s’articule en permanence la figure et son lieu d’inscription. Elle s’engage alors dans un groupe d’étudiants plasticiens-auteurs-musiciens, autour notamment de L.L. de Mars, Laurent Pinon et Julien Demarc (voir Le Terrier) avec lesquels elle collabore à divers projets en Bretagne (lectures, expos, concerts). Elle participe au comité de rédaction de la revue littéraire La Parole Vaine et écrit des articles ainsi que des récits (Ricardo Bofill : Sparte en passant, Eigentlich,…).

Son intérêt pour l’architecture et l’esthétique antique l’amène à pratiquer le dessin d’archéologie en Jordanie (Khirbet es-Samra) dans l’équipe de Justine Gaborit, Jean-Baptiste Humbert et Alain Desreumaux. Fortement marquée par ces voyages, elle arpente aussi l’Italie (Venise, Bologne, Crotone, Rome, Pompéi, Paestum, Herculanum) dont elle rapporte une multitude d’images venant augmenter cette mémoire vive constituée de documents iconographiques les plus divers, base de son travail de peintre-collagiste.

Elle s’investit, en outre, dans la musique, commence le violoncelle et s’engage dans des formations musicales diverses, tant en musique contemporaine qu’en musique traditionnelle, en particulier du sud de l’Italie (Tarentella).

Exposition « Les topographies de Méduse« ,
du dimanche 7 octobre au dimanche 25 novembre 2018.
Vernissage samedi 6 octobre à 18h.

Pour en savoir plus.

Expositions personnelles

2005 – Excepté, peut-être, une constellation, paysages d’après Mallarmé. Galerie des Ateliers d’artistes de Belleville. Paris.

2004 – Acqua Alta, peintures-collages. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville. Paris.

2003 – Les territoires Perdus, peintures-collages. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville. Paris

2002 – Prospectives, peintures-collages. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville. Paris

1999 – Les chantiers de Dédale, collages grattés. Artothèque de Rennes (Site Expérimental des Pratiques Artistiques).

1996- Otages, collages grattées. Galerie Art et Essais, UHB Rennes II. Repentirs, collages grattés. Espace CROUS, Rennes.

1995 – Dédicaces, Maison du Champ de Mars, Rennes.

1994 – Etats du Lieu, galerie Art et Essai, UHB Rennes II.

Expositions collectives

2006 – Expédition, encres sur papier, en collaboration avec Olivier Gallon, vidéaste et directeur de la revue littéraire La Barque. Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville, rue de la Mare, Paris 20ème.

2004 – A Ciel Ouvert, Cloître de la faculté de Sciences Eco. Rennes I.

2002- 2001- 2000 – Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes de Belleville.

2000 – Ici-Même (avec L.L de Mars et Laurent Pinon), Site Expérimental des Pratiques Artistiques, Rennes.

1998 – Les Insulaires, Port-Joinville (île d’Yeu).

1998 – Open Ateliers, inauguration du SEPA. Rennes.

1997 – 3/3 (avec L.L de Mars et Laurent Pinon), Galerie du Zoo Bizarre, Bordeaux.

Qui est Attia Lucia Hortensia ?

La réponse vous sera donnée le vendredi 28 septembre, dans « l’enclos St-Césaire »; une rencontre organisée par le CIQ de l’Hauture à laquelle s’associe De natura rerum.

Attia Lucia Hortensia est le nom d’un médecin. Le mot ne se décline pas au féminin – sauf à changer de sens – mais on peut aisément comprendre qu’il s’agit d’une femme, une medica qui pratiquait son art dans l’Antiquité. Une conférence sera donnée par ce médecin qui, malgré son nom, est une contemporaine, passionnée de médecine antique et gériatre de son métier.

L’histoire de la médecine, du monde grec du 5ème siècle avant notre ère au monde romain, puis gallo-romain, nous sera présentée à travers les différentes disciplines en usage, telles que la phytothérapie, la médecine thermale, la diététique, la médecine des rêves, ainsi que  la chirurgie, sur le champ de bataille, et la médecine du sport, qui soignait et préparait les athlètes.

La conférence, une fois terminée, sera agrémentée d’un solide buffet romain, où nous serons proposées diverses préparations selon des recettes antiques, accompagnées de boissons de cette même époque. On notera que la cervoise qui sera servie est une boisson gauloise !

La librairie-galerie « De natura rerum » est partenaires de cette soirée et proposera, outre la Cervisia arelatensis à la pression, une sélection d’ouvrages sur les thèmes abordés.

Cette soirée est, pour celles et ceux qui n’ont pu participer aux journées romaines de l’été, l’occasion de s’en faire une (petite) idée,  pour d’autres d’en retrouver l’ambiance, et pour d’autres encore, de découvrir un peu de cette époque, de sa culture dont nous sommes les héritiers. Une façon aussi de prolonger les Journées du Patrimoine…

Rendez-vous avec Attia Lucia Hortensia le vendredi 28 septembre, à 18h30, à l’enclos Saint-Césaire, impasse des Mourgues ! Entrée libre.

C’était un message du CIQ de l’Hauture.

Bières adoptées en septembre chez De natura rerum

Notre sélection actuelle comprend une vingtaine de micro-brasseries de Marseille au Mont-Ventoux, de Porquerolle à Sommières, en passant par le Lubéron, Aix-en-Provence, Avignon, le Lubéron, Manosque, Miramas, et bien sûr Arles ! Parmi les bières récemment adoptées chez De natura rerum, citons :

Un trio en provenance de la brasserie Sulauze : Mademoiselle jalouse, une milkshake framboise litchi délicate et puissante à la fois, Au bout du quai, une blonde aromatisée avec une décoction d’algues Kumbo royal, et la Pitchoune, une « olive lager » que nous aimons beaucoup pour sa subtilité.

Nous avons également accueilli l’indomptable blanche de la Brasserie artisanale arlésienne.

Nous avions aussi reçu la blonde du Brasseur varois, une bouteille très chic pour une blonde bien houblonnée sur des accents d’agrume.

Enfin, nous proposons en exclusivité la Cervisia Arelatensis, notre cervoise réalisée en collaboration avec la Brasserie artisanale arlésienne, à l’occasion du festival Arelate, journées romaines d’Arles (18-25 août). Après l’avoir servie en pression dans notre Taberna Arelatensis, nous la proposons en bouteilles de 75cl ; il s’agit d’une bière sans houblon, brassée avec un gruit composé d’herbes aromatiques (thym, romarin, lavande), d’épices et de miel. Une bière légèrement amère, aux arômes bien composés, avec une acidité fruitée, qui se boit bien fraîche.

Les bières d’autres brasseries vont bientôt s’ajouter aux quatre-vingts références environ qui peuplent nos rayons. De quoi partir à la découverte de nouvelles sensations, au gré des vagabondages solides et imaginatifs des brasseurs de Provence !

Nouveautés chez De natura rerum en septembre 2018

Parmi les nouveautés que nous avons sélectionnées pour cette rentrée 2018, voici les quelques livres que nous recommandons : 

Manuel de rhétorique. Comment faire de l’élève un citoyen, de Pierre Chiron, un joli petit volume aux éditions des Belles Lettres, pour remettre à l’honneur les progymnasmata, les exercices antiques de rhétorique qui constituaient une préparation à la fois linguistique, culturelle et politique qui pourrait se révéler plus actuelle qu’on ne l’imagine.

Superflu et indispensable, le nouvel essai de Maurizio Bettini chez Flammarion, qui se demande « à quoi servent les Grecs et les Romains ? » Grecs et Romains nous sont à la fois étranges et familiers. Les fréquenter, c’est aussi bien explorer notre mémoire que s’ouvrir à l’altérité : cultiver, en somme, le superflu indispensable !

Le mythe de l’art antique, sous la direction d’Emmanuelle Hénin et Valérie Haas, aux Editions du CNRS, explore les lieux communs narratifs sur l’art antique, qui lui-même a laissé peu de traces, pour en montrer la place dans la pratique des artistes, dans le choix et le traitement des sujets.

Relire Vernant, textes réunis et présentés par Stella Georgoudi et François de Polignac, Editions des Belles Lettres. Jean-Pierre Vernant fut à la fois un grand savant et un citoyen engagé, qui a toujours entrelacé ces deux vies. Dix ans après sa disparition, des chercheurs, des intellectuels, des écrivains replacent dans son contexte sa pensée multiforme, et montrent les voies de son influence, de sa puissance, de son rayonnement.

L’armée romaine sous le Haut-Empire, de Yann Le Bohec, Editions Picard. C’est une quatrième édition entièrement réécrite, refondue, près de 30 ans après la première édition, que présente Yann Le Bohec, tenant compte de toutes les avancées de la recherche dans le domaine. Une synthèse incontournable pour qui s’intéresse à l’armée romaine, sa structure, son recrutement, la vie quotidienne, les ennemis qu’elle eut à affronter, son rôle politique, économique, religieux dans la cité. 

Sparteolus, l’Affranchi (Editions JM Desbois et Tautem), le premier roman de François Gilbert, historien du monde romain qu’on ne présente plus, spécialiste de l’armée et de la gladiature, nous plonge dans la Rome de l’époque de Tibère, sur les pas d’un affranchi devenu vigile et pompier, explorant les coulisses sombres de la ville… Une reconstitution historique saisissante !

Vivre en famille au Moyen-Âge, Chiara Frugoni, Editions des Belles Lettres. Quatrième opus de l’auteur publié par les Belles Lettres, après les passionnants Le Moyen-Âge sur le bout du nez, Une journée au Moyen-Âge et Le Moyen-Âge par ses images, cet ouvrage s’attache en particulier aux enfants : l’emmaillotement, le jeu, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, les petites filles au monastère… La vie des enfants a bien changé !

Tous ces ouvrages, et plus d’un millier d’autres, sont disponibles dans notre librairie. Venez faire un tour !

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Bienvenue au pays des Lotophages #étéindiens

Pour clôturer en beauté le millésime 2018 des Rencontres de la photographie d’Arles et du festival Voies off auquel nous avons participé pour la première fois, nous prenons part avec un groupe de galeries et d’acteurs de la vie culturelle arlésienne, à un dernier week-end intense : l’été indien(s). Ca se passe du jeudi 21 jusqu’au dimanche 23 septembre; la galerie sera ouverte à ses horaires d’été (11h-19h), sauf le samedi à l’occasion de l’apéro antique, à partir de 17h et jusqu’à ce que le dernier amateur de cervoise nous quitte…

[Pour en savoir plus : eteindiens.com].

Ce sera la dernière occasion de venir voir l’exposition Fragments, d’Arnaud du Boistesselin dans nos murs.

Pour l’occasion, une ambiance poétique et musicale accompagnera vos pas, sur les traces des Lotophages, pendant tout le week-end, et un apéro antique sera servi le samedi 22 septembre à partir de 17h, avec une cervoise pression.

Cette Cervisia arelatensis est le fruit d’une collaboration entre De natura rerum et la Brasserie artisanale arlésienne. Il s’agit d’une bière sans houblon, fabriquée avec un gruit composé d’herbes aromatiques de Provence (thym, romarin, lavande), d’épices et de miel.