Le plein de sérénité, pour vous… et pour la librairie !

Comment atteindre la sérénité ?

Etre serein ou sereine, c’est tout ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année, dans notre monde agité et souvent brutal. Et l’objet de ce billet, c’est de vous proposer de contribuer, selon votre envie et votre capacité, à la sérénité du libraire !

La librairie De natura rerum va plutôt bien, dans un contexte pas forcément très porteur pour le livre en général. Elle continue de progresser, année après année, grâce à vous ! Mais le chiffre d’affaires et la marge dégagée ne suffisent pas à constituer une trésorerie capable de subir les variations saisonnières. C’est pourquoi je fais appel à votre bienveillance et à votre envie que la librairie continue d’exister et de se développer.

Vous pouvez le faire facilement en abondant votre crédit client par un virement ou en passant à la librairie. Vous y gagnerez ma reconnaissance éternelle, l’inscription de votre prénom sur la liste des bienfaiteurs de la librairie, et une bonne action en faveur de la bibliodiversité et des humanités.

Il ne s’agit pas d’un don, mais d’une avance dont vous restez propriétaire, et que vous pouvez utiliser (ou non) quand vous venez à la librairie ou quand vous commandez en ligne.

Bilan et perspectives

De natura rerum, votre librairie spécialisée sur l’Antiquité mais pas que, vient de boucler son 7e exercice. 

La qualité du travail a été reconnue, par les clients et amis, mais aussi par les institutions : Label Librairie de référence du CNL attribué pour 2025-2027, Label Eco-défis médaille d’or 2025-2026, Grand Prix Livres Hebdo Valorisation du fonds 2024…

Ledit fonds s’élargit, sans oublier les nouveautés d’une édition riche sur l’Antiquité et autour. Un pôle Moyen Âge s’est affirmé cette année.

Dans un contexte économique plutôt morose, où la vente de livre résiste en 2025, De natura rerum poursuit son chemin ascendant, avec optimisme et persévérance.

Cependant, la situation reste tendue, parfois précaire. Il faut savoir que le commerce du livre est en France le commerce avec la plus faible marge bénéficiaire. Le prix unique permet certes aux librairies indépendantes de résister aux mastodontes mais implique des marges qui restent à la main des distributeurs. Obtenir une remise raisonnable est une bataille permanente.

D’où une trésorerie régulièrement limite, voire insuffisante à certains moments de l’année. D’où cet appel à votre contribution pour mettre en sécurité la librairie, afin qu’elle puisse plus sereinement poursuivre son œuvre.

Car la librairie indépendante, selon les mots de Sophie Noël, mise sur « le conseil et la singularité de l’expérience en magasin », participant de « modes de consommation alternatifs, plus authentiques et incarnés » (Sophie Noël, Le petit commerce de l’indépendance. Une sociologie de la librairie au début du XXIe siècle, PUR, « Le sens social », février 2025). De natura rerum, c’est aussi un lieu d’échange, de découverte, de partage, convivial avec son canapé au centre, accueillant de nombreuses rencontres dans l’année. De natura rerum est certes une petite entreprise, c’est aussi une communauté d’intérêt dont vous êtes partie prenante. Un petit geste de votre part peut aider à stabiliser cette petite entreprise dynamique !

Après quelques jours de congés, les activités reprennent en février : le festival Arles se livre les 20 et 21 février ; De natura rerum a invité Pierre Vesperini et Fabio Fiori. Une rencontre sur Gaza à l’époque romaine avec Bernadette Cabouret le 28 février. Une nouvelle exposition à partir de début mars…

+8% et quelques chiffres sur 2025

Pour la première fois, le chiffre d’affaire annuel de De natura rerum a dépassé 150 000€, en progression de 8% par rapport à l’année 2024. Mais ce CA ne permet toujours pas de verser au libraire l’équivalent d’un SMIC, sans parler d’un salaire correspondant à la convention collective de la librairie.

De natura rerum s’affirme comme une librairie originale, une librairie de fonds. De fait, la part des nouveautés sur les rayons est bien moindre que dans une librairie généraliste, et en parallèle, cela occasionne beaucoup moins de retours (moins de 5% contre une moyenne de 20%) – ce qui en fait une librairie particulièrement écolo.

La gestion reste artisanale, plus proche de la broderie que de l’espace culturel, pour vous proposer une sélection de titres originale, dont beaucoup sont très peu présents en librairie.

La part du livre continue de progresser, représentant en 2025 84,1% du CA, pour près de 6900 ouvrages vendus ; les bonnes bouteilles constituent 8,2% du CA (spiritueux, bières, vins), le spectacle vivant 3.5% (un chiffre doublé par rapport à 2024, avec Moi, Orphée en particulier).

Un besoin récurrent de trésorerie

Chaque année, à certains moments bien cernés, la librairie fait face à une trésorerie très limite, voire insuffisante pour répondre aux échéances qui, elles, ne peuvent être retardées. En janvier, juin, novembre, chaque fois c’est compliqué. Des clients m’ont déjà aidé, la banque, un fournisseur… Mais cela occasionne une incertitude, une dose d’anxiété dont je me passerai bien. Le chiffre d’affaires ne suffit pas à générer une trésorerie convenable. C’est pourquoi je lance cet appel aux amies et amis de la librairie.

Et si vous créditiez votre compte client ?

En quoi cela consiste-t-il ? Chacun de vous a un compte à la librairie. De façon générale, vous réglez au comptant, c’est-à-dire au moment de l’achat. Ce que je vous propose, pour aider la librairie à se constituer un fond de roulement, c’est de créditer à l’avance votre compte de 50, 100 ou 200€ (ou plus). Ainsi, lorsque vous passerez en librairie, vous pourrez choisir de régler, ou de prendre sur votre crédit. C’est valable aussi pour les achats en ligne (choisir « régler par virement », et je m’en occupe).

Si vous êtes suffisamment nombreux à le faire, cela permettra de générer un fonds de roulement qui rassurera le libraire et lui permettra de travailler l’esprit plus libre pour vous proposer un fonds toujours plus riche et pertinent, des rencontres plus intéressantes chaque samedi…

Comment faire ? Le plus simple est de le faire via un lien ci-dessus, transaction sécurisée, en mettant votre adresse mail en objet. Je vous confirmerai le crédit. Vous pouvez également faire un virement bancaire vers le compte de la librairie, en indiquant votre mail en objet (dans ce cas, il n’y a pas de commission sur la transaction pour la librairie).

D’autres manières d’aider la librairie existent, notamment acheter des livres ! Vous pouvez commander à la librairie, sur place ou à distance, tous les livres disponibles, pas seulement ceux traitant de l’Antiquité. Vous pouvez aussi parler de la librairie autour de vous, partager ses publications, faire un post avec les livres que vous avez commandés ou achetés sur place, mettre quelques étoiles sur Google ou Facebook…

Bethléem 1900. Photographies anciennes

De natura rerum expose à partir du 10 octobre une série de tirages réalisés à partir des plaques de verre conservées à l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem, sous la direction du père Jean-Michel de Tarragon. Sont présentées ici 17 vues de Bethléem et de l’Eglise de la Nativité. Exposition jusqu’en février 2026. Vernissage le vendredi 10 octobre à partir de 18h en présence de Jean-Michel de Tarragon.

Bethléem au tournant du XXe siècle

Dans le dédale de la ville, la rue de l’Étoile monte vers la basilique de la Nativité. Cette voie aura lié et relié le destin d’innombrables femmes et hommes, qui auront inscrit le nom de Bethléem dans l’histoire universelle.

À travers 17 photographies anciennes, l’exposition propose de découvrir Bethléem au tournant des XIXe et XXe siècles. La ville où Jésus est né, lieu de tant de pèlerinages depuis presque 2000 ans, est mise à l’honneur grâce aux photographies en noir et blanc, provenant du fonds photographique exceptionnel de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem.

Cette exposition devait initialement être présentée lors des Journées francophones de Bethléem du 24 au 28 octobre 2023. Ces journées devaient proposer des activités d’éducation artistique et culturelle pour favoriser la francophonie, destinées aux habitants et aux élèves des écoles chrétiennes et étudiants de l’université de Bethléem. Ce projet était financé par L’Œuvre d’Orient et la Fondation Khôra-Institut de France. Il a dû être reporté à cause de la guerre avec Gaza déclenchée après les attaques du 7 octobre. L’exposition est présentée pour la première fois au public dans la librairie De natura rerum, du 10 octobre 2025 à fin février 2026.

L’École biblique et archéologique française de Jérusalem

L’École est le plus ancien centre de recherche biblique et archéologique de Terre sainte. Elle a été fondée en 1890 par le père Marie-Joseph Lagrange, au sein du couvent des Dominicains, dans le but d’étudier la Bible dans le contexte physique et culturel où elle a été écrite. Dans toute la région, les Dominicains mènent des recherches pluridisciplinaires pionnières : ethnographie, archéologie, épigraphie, linguistique sémitique, histoire et géographie, assyriologie… Ils publient en 1956 la fameuse Bible de Jérusalem, avec des introductions, traductions et notes reflétant le meilleur de la recherche exégétique contemporaine.

L’École a accumulé une collection inédite de photographies, parmi lesquelles 25 000 photos anciennes. Elles sont en cours de numérisation.

Aujourd’hui, l’école est toujours située porte de Damas, près de la vieille ville. Elle continue à mener de front l’exégèse et des recherches archéologiques en Israël et dans les territoires adjacents, reçoit des étudiants, et publie régulièrement.

Origine delle cose di Venezia. Photographies de Graziano Arici

Découvrez une facette méconnue du travail photographique de Graziano Arici, sur les fouilles archéologiques à Venise et dans sa lagune. Dans le cadre du festival OFF 2025 (expo 92). Exposition du 7 juillet au 5 octobre 2025.

Vernissage mardi 8 juillet à partir de 18h, projection à partir de 21h, devant la librairie.

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Benjamin Van Blancke illustre la Rome antique d’Isaac Asimov

Pendant le festival du dessin d’Arles, De natura rerum expose chaque année au printemps, des dessins en lien avec l’Antiquité. Après Hubert Le Gall et Jul, c’est Benjamin Van Blancke qui présente ses dessins en noir et blanc, illustrant les deux ouvrages d’Isaac Asimov sur l’histoire de la Rome antique. Vingt-et-une reproductions sont présentées du 1er mars au 12 mai 2025.

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Les Sources chrétiennes à moitié prix

Les Sources chrétiennes, c’est plus de 600 volumes des Pères de l’Eglise traduits du grec, du latin ou du syriaque, avec une édition critique du texte, une traduction inédite, une introduction, des notes et des commentaires. Une collection de référence accessible exceptionnellement, pour les volumes disponibles jusqu’au n°623 inclus, à la moitié du prix habituel. Une occasion à saisir pour compléter sa collection, ou en commencer une !

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La mer sans limite. Une histoire humaine des océans de David Abulafia

Une chronique de Céline Poulain en partenariat avec l’association Arelate.

Après sa fameuse somme La grande mer sur le thème de la Méditerranée (Les Belles Lettres, 2022, paru en poche chez Champs Flammarion en mars 2024), David Abulafia continue son entreprise d’étude de la mer avec Une mer sans limite. Ce grand historien britannique, spécialiste dans le domaine, a cette fois-ci choisi de s’atteler aux hommes et plus particulièrement aux mouvements et aux interactions humaines dans les grandes étendues d’eau. 

En partant du Néolithique pour revenir jusqu’à nos jours, David Abulafia décortique les civilisations humaines à travers ce qui occupe la plus grande partie de notre planète : les océans. Il compose ainsi une grande histoire du monde qui, par sa vaste géographie et son immense chronologie, est une prouesse dans le genre. Il réussit en effet, en un ouvrage, à nous livrer une somme maîtrisée de l’histoire humaine des océans. 

Entre Méditerranée, Indo-Pacifique et Canal de Suez, le XXIeme siècle entérine la mer comme espace des plus grands enjeux mondiaux. Auparavant en trirèmes ou en drakkars, aujourd’hui en porte-conteneurs ou en navires de croisière, les vastes étendues d’eau ont toujours été les meilleurs moyens d’explorer l’ailleurs et d’échanger avec ses civilisations. Ils ont permis l’avènement des plus grandes découvertes, conduit à de magistrales prouesses techniques et à l’essor de la mondialisation. Mais ces territoires sont aussi les lieux de tous les dangers avec les pirates, les militaires et autres éléments imprévus de cette Terra incognita. Car faire l’histoire des océans, c’est également admettre la petitesse des individus qui y naviguent, reconnaître leur statut de simple sujet de la nature, même s’ils arrivent bien souvent à en dompter ses éléments. 

Ainsi, que ce soit pour des questions climatiques, migratoires ou commerciales, les grandes étendues d’eau ont toujours, hier comme aujourd’hui, constitué des territoires incontournables des échanges entre les hommes. Faire l’histoire de ces mouvements représente de ce fait un travail titanesque, le fruit d’une vie de recherche, brillamment exécuté par David Abulafia. 

Avec l’art du détail du grand chercheur et la pédagogie du maître conteur, il nous offre un merveilleux ouvrage sur l’histoire des mouvements et des interactions humaines dans les océans. 

Traduit de l’anglais par Olivier Salvatori. Préface de l’auteur à l’édition française.

Éditions des Belles Lettres, 992 pages, 39,50 euros

Pour commander l’ouvrage.

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