Aux origines de la photographie archéologique. Anissa Yelles

Arles, ville de la photographie et des monuments antiques. De natura rerum accueille Anissa Yelles le vendredi 13 août à 18h autour de son livre Aux origines de la photographie archéologique. De Rome en Afrique, Ed. Mergoil, 2020.

Éditions Mergoil, « Archives & Histoire de l’Archéologie », 2020
Préface d’Alain Schnapp

Comment les sites romains de la Méditerranée ont-ils été photographiés au XIXe siècle alors que les règles scientifiques ne sont pas encore pleinement fixées ? Quel modèle de documentation photographique peut-on voir émerger sur le terrain ? Pour conduire cette recherche, nous nous sommes proposé d’appliquer une méthode comparative, en analysant les corpus produits par des photographes voyageurs et archéologues français, dans deux contextes géographiques et géopolitiques différents, dans le cadre de fouilles ou de voyages d’explorations archéologiques, en Italie et en Algérie.
Ces deux pays sont précisément deux destinations propices à la mise en place progressive de techniques de relevés appliquées à l’Antiquité romaine, et ce du fait de la richesse et de la diversité de leurs ruines. Deux pays dont l’histoire de l’archéologie et le développement des fouilles sont pourtant distincts par bien des aspects. A cet égard, la démarche comparative que nous avons choisi d’adopter nous a permis d’observer, de décrire et de comprendre la manière dont ces pionniers de la photographie archéologique ont contribué à bien des égards à une meilleure connaissance des sites romains et indirectement à la structuration de la discipline archéologique elle-même.

L’auteur : Anissa Yelles

Anissa Yelles est docteure en archéologie et post-doctorante au Labex-CAP. Elle a soutenu une thèse à  Paris 1 Panthéon-Sorbonne (sous la direction du Professeur Alain Schnapp) sur les débuts de la photographie archéologique intitulée «Reproduire les ruines au XIXe siècle. Pour une approche comparative de la représentation photographique des sites archéologiques en Méditerranée. L’Exemple de l’Algérie et de l’Italie ». Elle est l’auteure de plusieurs publications portant sur l’usage de la photographie dans les méthodes de documentation de l’archéologie romaine. Ses recherches l’ont conduit à explorer la photographie en tant que source primaire pouvant contribuer au renouvellement des connaissances matérielles des sites romains de la période tardo-républicaine et impériale (en Italie et en Algérie). 

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