Le souci de la terre. Lecture des Géorgiques par Anne Brissier

De natura rerum vous propose une lecture d’extraits des Géorgiques, samedi 14 août à 18h, par la comédienne Anne Brissier, dans la traduction qu’en a donnée Frédéric Boyer.

Entre chant et envoûtement, le vaste poème de Virgile Les Géorgiques est né de la cicatrice géante que furent les guerres civiles qui aboutirent en -27 avant J.-C à l’avènement d’Auguste.

Célébration de notre condition terrestre le poème vante avec force et beauté notre fragile relation à la terre et au vivant. Attention vertigineuse aux détails – Alors la triste corneille appelle la pluie à pleine voix, et de long en large traîne sa solitude sur le sable sec -, traité des techniques et des arts de la res rustica (matière agricole), mais aussi livre de rêverie et de repos, c’est aujourd’hui, au regard de la situation écologique critique de notre monde contemporain, une invitation qui nous vient de loin à l’observation et au soin du monde.

Anne Brissier, comédienne, nous donnera lecture des plus beaux passages du poème dans la récente traduction de Frédéric Boyer Le Souci de la terre. Ce sera aussi l’occasion de questionner la figure de Virgile telle que Dante (dont nous célébrons cette année le 700ème anniversaire de la mort) la met en scène dans La Divine Comédie.

Mon idée n’est pas de rafraîchir un ancien style. Il ne s’agit pas de prendre d’anciennes formes et de les ordonner selon les exigences du goût nouveau. Ce dont il s’agit en réalité, c’est de parler, peut-être inconsciemment, la langue ancienne, mais de la parler de telle manière qu’elle appartienne au nouveau monde, sans pour autant appartenir nécessairement au goût de celui-ci.

Ludwig Wittgenstein

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